Test de Dishonored : Vengeance sur mesure

Dishonored

Dishonored

À la sortie de Dishonored, les médias se sont emballés, certains le consacrant de jeu de l’année, parfait en tous points. J’ai moi-même attaqué ce jeu en gardant l’esprit ouvert, curieux de tenter le voyage dans ce bel univers et de voir si le jeu tenait ses promesses.

Ma note : 4/5

Fiche Technique
Titre : Dishonored
Développeur : Arkane Studios
Éditeur: Berthesda Softworks
Support : PC, PS3, XBOX360 (testé sur PS3)
Sortie en France : 9 octobre 2012 (français intégral)
Principe : Un garde d’élite déchu doit laver sa réputation, à l’aide de ses talents d’infiltration et/ou sa maîtrise des armes et/ou des pouvoirs magiques.

 

Huile de Baleine et Peste des Rats

Plantons le décor : une sorte d’ère médiévale pré-industrielle. Un univers steampunk où des machineries d’un autre âge tournent à l’huile de baleine (les décors sont détaillés et le jeu fourmille de livres qui donnent encore plus de fond à cet univers). L’atmosphère n’est pas très réjouissante puisque la peste commet des ravages et les quartiers pestiférés sont livrés à eux-mêmes, mais ça n’est que le début.

Vous incarnez Corvo, le garde du corps d’élite de l’impératrice (le genre bien balèze). Celle-ci se fait assassiner devant vos yeux, sa fille se fait capturer, et les ravisseurs se dérobent, vous faisant passer pour le coupable. Vous êtes donc déshonoré (d’où le nom du jeu) et allez vous échapper de prison pour éviter d’être exécuté, exercez votre vengeance et tenter de rétablir un gouvernement légitime.

Espion ou brute ?

Si on devait définir le style de jeu, on dirait que c’est un jeu d’action aventure et d’infiltration. Une sorte de Batman Arkham City à la première personne, ou une sorte de Fallout 3 sans l’aspect jeu de rôle. Beaucoup le comparent aussi à un Deus Ex.

Il y a beaucoup de jeu qui nous servent cette même rengaine : « c’est à vous de choisir votre façon d’agir, entre la brute épaisse qui abat tout le monde ou l’infiltration délicate ». Ce jeu-là tient cette promesse car, même si chaque niveau a un début et une fin bien défini, vous avez souvent de nombreuses façons valables pour parcourir celui-ci. Et s’il est très facile de foncer dans le tas et d’en sortir relativement indemne, faire preuve de subtilité et essayer des techniques non-létales est généralement plus payant.

D’autant plus que le nombre de meurtres que vous commettez fait empirer l’état du monde : il y a plus de rats, plus de pestiférés (dont geignards, des espèces de pestiférés zombies qui attaquent à vue). De même, selon le degré de chaos que vous mettez, les gentils PNJ réagiront différemment à votre présence.

Magical Boy

Très tôt dans le jeu, vous allez croiser l’Outsider, une sorte de divinité qui va vous confier des pouvoir magiques, ainsi qu’un cœur humain qui vous permettra de lire les pensées des gens et de trouver des objets cachés dans les niveaux.

Les pouvoirs magiques servent à l’infiltration et vous pouvez les débloquer dans l’ordre que vous voulez. À vous de choisir entre le pouvoir qui permet de voir les ennemis à travers les murs, celui qui permet de vous transférer à l’intérieur d’un animal ou d’un humain, ou encore celui qui réduit en cendres vos ennemis assassinés par surprise, vous évitant d’avoir à les cacher !

Vous avez aussi la possibilité de faire améliorer votre équipement et vos armes, bref, vous pouvez faire du jeu ce que vous voulez selon le style que vous adoptez.

Choisis ton chemin

Le jeu se découpe en plusieurs chapitres assez linéaires (on suit une histoire), mais la progression au sein des niveaux, elle, est assez libre. Passé le premier niveau, de nombreux chemins s’offrent au joueur pour accéder à son but, qu’il joue la discrétion, la brutalité ou un mélange des deux. Il a toujours le choix entre aller accomplir des objectifs secondaires, de chercher des objets cachés, ou foncer droit sur son objectif (j’en ai fait l’expérience moi-même car en essayant d’atteindre un objectif en passant par l’objectif secondaire, je me suis retrouvé par un bug, mon perso ne pouvait plus sortir d’un endroit sans faire planter le jeu ;  j’ai recommencé le chapitre en allant sans détour à l’objectif principal et ça a marché !).

Et les situations peuvent souvent être résolues de plusieurs façons. Si vous avez un groupe de gardes sur votre passage, vous pouvez par exemple :

  • essayer de les contourner en passant par les toits ou d’autre chemin ;
  • foncer dans le tas et tous les dézinguer (à la grenade, au pistolet, à l’épée…).
  • attendre qu’ils se dispersent et les neutraliser un à un en les attaquant par derrière ;
  • prendre possession d’un des gardes, vous écarter du groupe et « sortir » du garde une fois le groupe franchi.
  • les neutraliser à distance avec des flèches anesthésiantes ;
  • lancer un objet en verre au loin pour qu’ils aillent voir d’où vient le bruit, vous laissant la voie libre.

C’est assez gratifiant pour le joueur d’avoir cette sensation de pouvoir choisir son approche.

Un jeu qui ne déshonore pas ses créateurs !

Dishonored offre un univers passionnant et recherché, avec une bonne petite durée de vie et assez de variété pour donner une sensation de liberté alors que l’histoire avance en ligne droite quoi qu’il arrive. Il paraît court (une quinzaine d’heure en prenant son temps et avec les quêtes annexes) mais a quand même un potentiel de rejouabilité non négligeable. Je n’irais pas jusqu’à le gratifier du titre de l’année, mais on doit tout de même féliciter Arkane Studios, qui a tenté un jeu original, loin des FPS de Guerre et des simulations de sport, et qui s’en est tiré avec brio !

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