Test de Lollipop Chainsaw : sucettes contre zombies

Lollipop Chainsaw

Lollipop Chainsaw

Avec son concept de base complètement délirant, Lollipop Chainsaw promettait de faire passer un super bon moment. Pari réussi, mais pour autant, est-il satisfaisant en terme de contenu ?

Ma note : 3/5

Fiche Technique
Titre : Lollipop Chainsaw
Développeur : Grasshopper Manufacture
Éditeur: Warner Bros. Interactive Entertainment / Kadokawa Game
Support : PS3, XBOX360 (testé sur PS3)
Sortie en France : 15 mars 2011 (anglais sous titré français)
Principe : Une lycéenne cheerleader massacre des zombies à coups de tronçonneuse

 

Des zombies et des couloirs

On peut passer assez vite sur le scénario qui n’est qu’un prétexte pour zigouiller joyeusement du zombie. Juliet, une cheerleader (pom-pom girl si vous préférez…), arrive à son lycée, San Romero (hommage au réalisateur de films d’horreur…), qui est infesté de zombies. Ça tombe bien, elle est elle même chasseuse de zombies, et se sert d’une habile combinaison entre ses mouvements de cheerleader et sa tronçonneuse pour mener une lutte sans merci contre les morts vivants (ici beaucoup plus loquaces et expressifs que d’habitude).

Le gros du jeu consiste à parcourir un lieu tout en couloir, donc suivre un parcours défini d’un point À à un point B, au gré de scènes scriptées (mini cinématiques qui ponctuent l’action) et de minis-jeux (poussifs et redondants pour la plupart). Le level design est bête et méchant, et l’originalité n’est clairement pas à chercher à ce niveau.

Un bon chasseur de zombies s’entraîne en continu !

Au cours de l’aventure, les capacités de Juliet seront améliorées, soit de façon automatique dans l’histoire, soit en débloquant des capacités avec des pièces (plus exactement des médailles) acquises en tuant des ennemis. Ça ne bouleverse pas le gameplay, ça donne juste accès à des combos plus efficaces. Bien qu’il suffise toujours de taper dans tous les sens pour avancer dans un niveau, mieux maitriser les combos permet d’augmenter le score et les médailles obtenues.

Viens croquer des sucettes dans mon comic strip !

Là où le jeu fait des étincelles (et tient ses promesses), c’est au niveau de l’ambiance. Bourré d’humour potache et de personnages cinglés, il est dans la lignée de No More Heroes. Un soin a été apporté à l’ambiance graphique et musicale. Des graphismes, une interface imitant les comics américains (toute l’image est traité pour que le jeu ait cet aspect « comics imprimé » et de superbes ambiances musicales, liées au boss de chaque niveau (car chaque boss correspond à un style musical différent). La bande son est très riche et le joueur pourra même choisir les musiques qui l’accompagneront dans les niveaux.

Et ne passons pas à côté des personnages qui aideront Juliet au cours de son aventure : son Père, une vrai bête de guerre, sa grande sœur amatrice de fusil sniper, sa petite sœur complètement timbrée qui adore tout détruire en conduisant des véhicules, et surtout, Nick, le petit ami de Juliet qui n’est plus qu’une tête (sauvé in extremis de la transformation en zombie) et qui sera à l’honneur dans différents mini-jeux et coups spéciaux.

Cinq petit niveaux et puis s’en vont…

Gros point noir de ce jeu : il est court. À la cinématique du 5e niveau, quelque chose m’a fait croire qu’un autre monde allait s’ouvrir, avec au moins 5 niveau de plus. Que nenni, ça annonçait juste le boss final du jeu. 5 à 7 heures seront suffisantes pour en venir à bout, même en traînant dans les niveaux.

En fait, la grande valeur de ce jeu réside dans tout ce qu’il y a à débloquer : capacités, costumes, musiques, trophées… Oui, il s’adresse à ceux qui aiment faire un jeu à 100%, quitte à rallonger la durée de vie artificiellement. À chacun de voir si ça le motive de refaire plusieurs fois chacun des niveaux très linéaires. C’est dommage d’ailleurs, pour un jeu qui a autant vocation à être rejoué, qu’on ne puisse pas refaire un niveau à partir de différents points et qu’on doive refaire chaque niveau en entier, même si c’est le boss de fin de niveau qu’on cherche à combattre.

Bref, Lollipop Chainsaw est fidèle à ce qu’il nous a montré dans les bandes-annonces, mais il manque un peu de profondeur. Un petit jeu qu’on ressort à l’occasion pour se défouler. Je vous conseille de ne pas vous jeter dessus pour l’instant et d’attendre qu’il soit à 30€ ou dans ces eaux-là. Mais si vous êtes un amateur dé liberté et d’exploration, passez votre chemin.

Un jeu qu’on retiendra pour son audace, sympathique à jouer au demeurant, mais avec quelques défauts qui pourront être très rebutants pour certains. Je regrette un peu sa linéarité, dans le sens où j’aurais bien aimé que le joueur soit libre de se promener dans San Romero, quitte à avoir quand même quelques missions linéaires. Ça reste un bon défouloir, à essayer pour les amateurs du genre !

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