Test de Pandora’s Tower : les chaînes de l’amour

Pandora's Tower

Pandora's Tower

Chapeau bas, la Wii. Alors que je n’attendais plus grand chose de cette console (à part le prochain Rhythm Paradise), on nous sort un titre complètement inattendu de derrière les fagots, un jeu d’action/aventure façon Zelda, avec des élans de simulation… de couple (?). Cerise sur le gâteau : c’est un véritable bonheur d’y jouer.

Ma note : 4/5

Fiche Technique
Titre : Pandora’s Tower
Titre japonais : Pandora no Tô : Kimi no Moto e Kaeru Made
(La tour de Pandore : jusqu’à ce que je revienne à tes côtés)
Développeur : Ganbarion
Éditeur: Nintendo
Support : Wii : Wiimote+Nunchuck ou Manette Classique
Sortie en France : 13 avril 2012
Principe : Tuer de vilains monstres dans des tours pour sauver votre copine d’une malédiction.

 

Immersion

L’introduction nous plonge dans le jeu de façon un peu ambigüe : des images défilent très vite, et on se retrouve plongé dans le jeu sans vraiment savoir ce qui s’est passé, on se retrouve plongé dans une situation désespérée (on se sent ainsi tels les héros, désemparé devant des évènements qui sont allés trop vite). Par la suite, tout s’éclaircira au fil des discussions avec les autres protagonistes et les nombreux textes qu’on peut récupérer dans le jeu et consulter à sa guise.

Unis contre la fatalité

Vous incarnez Aeron, un jeune garçon, qui s’est fixé pour but de protéger Elena, une demoiselle jolie comme un cœur et frappée par une terrible malédiction. Ils s’aiment « bien », mais la nature de la relation dépendra de la façon dont vous faites évoluer les choses. Ils seront accompagnés d’une vieille femme aux airs de sorcière, Mavda. Une mystérieuse représentante de la tribu « Vespa », qui porte sur son dos un vieillard mal en point qui ne s’exprime que par des gémissements. C’est Mavda qui va vous donner votre arme la plus importante, la chaîne. Elle a également le rôle de commerçante et vous donnera de précieux conseils tout au long de l’aventure.

Course contre la montre

Il y a deux phases de jeux : une phase de « répit » dans laquelle vous parlez à vos compagnons d’infortune et vous pouvez faire des achats, modifier votre équipement… Et la phase dans les tours, où il y a le jeu d’action à proprement parler. Quand vous êtes dans les tours, une jauge en bas à gauche de l’écran se vide progressivement, indiquant la métamorphose d’Elena en horrible monstre tentaculaire. Vous devez arracher la chair de vos ennemis à avec votre chaîne, et vous hâter de la rapporter à Elena, car c’est le seul moyen d’enrayer sa transformation. Ce petit détail fait qu’on est constamment sous pression au long de l’aventure.

Une Chaîne pour les gouverner tous

De façon très contrastée par rapport aux jeux de la série Zelda, ici vous ne gagnerez pas un nouvel objet par donjon. Il y a quelques armes supplémentaires, mais quasiment toute la progression dans le donjon se fera grâce à la chaîne. On garde un même objet et on découvre de plus en plus de façons différentes de s’en servir. Outre la chaîne, vous avez aussi une arme principale (une sorte d’épée). Les combats sont assez fluides et dynamiques, car quel que soit le moyen que vous choisissez, vous arriverez toujours à terrasser votre ennemi (bien que selon l’ennemi, vos différentes méthodes sont plus ou moins efficaces). Mis à part les boss, qui sont de vraies énigmes à part entière, toujours en accord avec le thème de la tour visitée.

Difficulté dosée au petits oignons

Ce jeu arrive à fournir un bon challenge au joueur (les donjons – pardon, les tours – sont de plus en plus grandes, la façon de combattre les ennemis est de plus en plus technique) sans pour autant être frustrant. Il est possible que vous ayez à refaire certains passages du donjon, ou que vous ayez à revenir sur vos pas pour résoudre un donjon, mais jamais vous ne vous sentirez bloqué. Il est assez simple de trouver des objets d’aides pour rendre l’ensemble du jeu praticable pour un joueur de niveau moyen, sans pour autant tomber dans le sur-assistanat. Et puis il y a quatre fins à découvrir, ce qui ajoute encore plus de

Un hit de la fin de vie de la Wii

La Wii ne pouvait espérer mieux dans les derniers mois que son existence que ce jeu poétique, corsé juste comme il faut. Fils spirituel d’Ico (pour l’attachement qu’on développe envers les personnage et la crainte de les séparer trop longtemps) et de Zelda, c’est un indispensable de cette console. D’ailleurs, en parlant de Zelda, Pandora’s Tower en met plein la vue à Skyward Sword, qui est certes beau et bien réalisé, mais pour moi est loin de dégager autant d’émotion que peut le faire Pandora’s Tower. On prend du plaisir à y jouer, à parler régulièrement aux personnages (qui ont assez souvent de nouvelles choses à dire). Certains donjons ont vraiment des trouvailles de level design, le tout est porté par une bande-son merveilleuse… Bref, une réussite sur tous les plans ! Seul petit bémol : les graphismes de la Wii commencent à piquer un peu les yeux (surtout au côté de l’aliasing) même si globalement le jeu reste beau à regarder.

Un jeu avec un univers fouillé, à la fois gorgé d’émotions et agréable à jouer, ce qui est trop rare de nos jours pour le bouder !

1 Commentaire

  1. Tom a Hook Répondre

    Très bon format de rédaction, j’adore le récap au début avec l’intitulé « principe ». C’est tout bête mais y’a peu de mags jv qui arrivent à aussi bien résumer un concept et expliquer réellement ce de quoi ils parlent.

    Pour le jeu, j’ai l’impression que Nintendo réussit bien les « perles de fin de console » (genre Solatorobo sur NDS), dommage qu’il ne sorte que si peu de choses pendant…
    Ton test donne envie, et si à l’occasion je retourne voir mes parents, je vais peut-être récupérer la Wii dans la remise et jouer à ce jeu.

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